Précautions de sécurité

Les journalistes et les professionnels des médias à travers le monde travaillent dur pour tenir le public informé, mais ce faisant, ils mettent leur propre sécurité en danger. La couverture de la pandémie peut avoir un impact sur leur sécurité physique, numérique, psychosociale et légale. Cette page fournit des informations sur ces risques, ainsi que des conseils pratiques et des ressources.

Si vous êtes un journaliste ou une organisation de média et que vous avez besoin d’une aide d’urgence, consultez cette page.


Sécurité physique

Lors de la couverture de la pandémie et des reportages, les journalistes sont plus exposés au virus et peuvent donc risquer leur santé, surtout s’ils ne disposent pas d’équipements de protection individuelle, tels que les masques et les gants. En outre, ils peuvent également être confrontés à une augmentation des attaques physiques liées à leur couverture de la pandémie, comme la violence de la part des forces de sécurité.

Les conseils les plus courants pour protéger sa sécurité physique lors de la couverture de la pandémie de COVID-19 sont, entre autres, les suivants :

  • Des recommandations standards telles que maintenir la distance physique (au moins 1,5 mètre), se laver les mains régulièrement et soigneusement, éviter de se toucher son propre visage, porter un masque, éviter d’utiliser les transports publics, etc. ;
  • Désinfecter régulièrement le matériel ;
  • Éviter les zones densément peuplées.

Les ressources suivantes portent spécifiquement sur la sécurité physique dans le contexte de COVID-19 :


Sécurité numérique

Le changement pour le travail à domicile peut être très difficile pour les journalistes et les professionnels des médias. Plus que jamais, ils doivent être conscients de leur sécurité numérique. En outre, ils peuvent faire l’objet de coupure d’internet et des réseaux sociaux, de piratage, de surveillance et d’harcèlement en ligne.

Parmi les conseils les plus courants pour protéger sa sécurité numérique lors du travail à domicile l’on cite entre autres :

  • L’utilisation d’une connexion VPN ;
  • L’utilisation d’un gestionnaire de mots de passe ;
  • L’utilisation d’une authentification à deux facteurs ;
  • L’utilisation des plateformes de messagerie et de travail en commun sécurisées ;
  • L’utilisation d’un stockage en réseaux sécurisé pour partager des fichiers.

Les ressources suivantes traitent spécifiquement du travail à domicile en période de COVID-19 :


Sécurité psychosociale

La couverture de la pandémie de COVID-19 peut être très difficile pour les journalistes et les professionnels des médias, car celle-ci a également des répercussions sur eux – ils sont également concernés par le sujet qu’ils couvrent. Cela signifie qu’ils peuvent subir à la fois un stress professionnel et personnel, qui peut s’aggraver dans les pays répressifs où ils ont du mal à fournir des informations fiables à leur public. En outre, les horaires de travail prolongés, le travail à distance et la diminution des interactions en personne peuvent accroître leur stress, ce qui provoque des sentiments et des sensations d’anxiété, de stress, de solitude et de réduction de la productivité et de la concentration.

Les conseils les plus courants pour protéger sa sécurité psychosociale pendant la couverture de la pandémie de COVID-19 et pendant que l’on travaille à domicile sont, entre autres, les suivants :

  • Prendre conscience de ses propres limites, déclencheurs et points faibles ;
  • Maintenir une routine qui inclue un sommeil, un repos et un contact réguliers avec ses proches ;
  • Faire plus attention aux limites et à la structure de sa journée.

Les ressources suivantes portent spécifiquement sur la sécurité psychosociale dans le contexte de COVID-19 :


Beaucoup de gouvernements ont décrété l’état d’urgence, qui s’accompagne souvent de restrictions juridiques trop larges sous prétexte de contrer la désinformation sur le COVID-19. En conséquence, beaucoup de journalistes et professionnels des médias ont été arrêtés ou détenus, comme le montrent les données de l’Institut International de la Presse (International Press Institute).